Précarisation de l’emploi et securisation des parcours professionnels

Voilà une réponse que j’ai fait sur le blog de Marie-Laure Meyer que j’ai voulu reprendre ici. La formation est-elle la solution à la précarisation de l’emploi ? au niveau individuel surement, au niveau collectif non…

Etant moi-même membre du comité de l’entreprise où je travaille, dans la commission formation, ayant participté à la négociation sur la gestion de l’emploi et des compétences (GPEC), je suis bien sensibilisé aux problématiques de formation et à la nécessité de la formation tout au long de la vie et de la sécurisation des parcours professionnels.

Pourtant une question me taraude. La précarisation de l’emploi est une réalité de plus en plus pressante. Par facilité mais aussi par besoin, les entreprises cherchent la flexibilité (à ce satané mot !). Je lis dans ton billet que la formation limite ou diminue les risque de précarisation de l’emploi. Je le comprends et ça me parait logique. Pourtant, même si dans un monde idéal, demain, tout le monde a des formations, il restera toujours des gens dans des emplois précaires. Je reprends l’exemple de la file d’attente. Le fait d’être formé permet de changer de place dans la file des emplois précaires, mais ne les éradique pas : je suis formé, j’ai donc plus de chance d’avoir un emploi non précaire (emploi que je prends à quelqu’un qui jusque là était mieux formé que moi), et l’emploi précaire que j’aurai eu, c’est quelqu’un d’autre qui le prend (peut-être le même à qui j’ai pris l’emploi non précaire)

Mon raisonnement est peut-être allambiqué, mais pour moi, il montre que non seulement il faut travailler sur cette sécurisation des parcours professionnels (mais peut être est-ce plus utile à l’intêret de l’emploi) mais aussi sur la manière de limiter les dommages qu’implique la précarisation de l’emploi, car quoiqu’on fasse, des emplois précaires il y en aura toujours.

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Un commentaire

  1. Sur le même sujet, un billet intéressant ici :
    "Wait a sec’! Les ouvriers de Peugeot UK sont payés près de 3 000 euros par mois pour 36 heures ? Quand leurs homologues de Sochaux ou de Poissy en obtiennent la moitié à tout casser après dix ou quinze ans de maison ? Et ils ont la quasi certitude de retrouver un job en bas de chez eux en cas de problème ? Hum, on comprend que Tony Blair, interpellé en séance parlementaire, se soit limité à exprimer sa « tristesse » et sa « sympathie » à leur égard, rappelant, avant de passer à autre chose, que ce type de situation était « inévitable de temps en temps »."

    hugues.blogs.com/commvat/…