Après Neuilly-sur-seine, le Relecq-Kerhuon

Ça chauffe au Relecq-Kerhuon !

Je vous mets un article de journal d’un village de ma Bretagne natale que je connais bien où visiblement les élections font ressortir les instincts de racaille de certain(es) élu(es) de droite…

(article du journal régional « le télégramme » du 21 février 2008)

Les tageurs d’affiches politiques ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Une candidate aux municipales et aux élections cantonales du Relecq-Kerhuon, village du Finistère à coté de Brest, a été prise sur le fait, mardi soir. L’onde de choc a traversé hier, la jolie commune nichée aux portes de Brest, le long de l’Elorn. Entendue par les gendarmes, l’adjointe au maire en charge des affaires culturelles a reconnu être l’auteur d’un tag à la peinture rose sur la tête de liste de l’opposition municipale. Elle s’est engagée à indemniser dans les meilleurs délais les deux hommes qui l’ont mise en fuite. Prise de panique, elle a retourné l’aérosol dans leur direction, l’un d’entre eux étant précisément le colleur d’affiches attitré de la gauche locale, positionné à la septième place sur la liste. « Nous nous sommes protégés le visage et l’avons poursuivie jusqu’à la voiture qui l’attendait, phares et moteur allumés ».

« Incident » contre délit

Bonjour l’ambiance au Relecq, à 17 jours du scrutin ! Et c’est sans parler des pneus crevés et des vitres cassées ces derniers jours dans le bourg… Évidemment, l’équipe municipale en place s’efforce de calmer le jeu, en évoquant un regrettable incident de campagne. Un « incident » qui fait l’objet d’une plainte, d’une enquête de gendarmerie et qui finira sur le bureau du procureur qui se réserve la possibilité de poursuivre. « Il s’agit d’une violence avec arme par destination (délit), en plus d’une dégradation de matériel politique ». « Nous savions que depuis 48 heures, quelqu’un s’acharnait sur nos affiches à la peinture rose », raconte Romain Ollivier, 33 ans, le plus gros colleur d’affiches pour la liste PS-PC du Relecq. Je descendais la rue avec un collègue, mardi soir, tout à fait par hasard, lorsque le comportement d’une joggeuse, affublée d’un bonnet blanc et d’une chasuble fluo, nous a intrigués. Lorsqu’elle s’est glissée derrière un véhicule stationné, nous avons pensé qu’elle s’apprêtait à le dégrader. Mon collègue s’est approché en filmant la scène.

Sous le bonnet : l’adjointe à la culture !

« Elle a utilisé son aérosol contre lui et dans ma direction avant de partir en courant et de s’engouffrer dans la voiture qui l’attendait. C’est là qu’elle a enlevé son bonnet. C’était l’adjointe au maire ! ». Marion Le Pache, 46 ans, inscrite en deuxième position sur la liste de droite sortante, également candidate divers droite aux élections pour le canton de Guipavas, se dit excédée par la campagne que mène la gauche sur les panneaux d’affichage libre qui, selon elle, ne doivent pas servir à cela. « J’ai été surprise, ajoute-elle en substance, j’ai pris peur, j’ai eu un geste d’autodéfense ».

Le maire en appelle au calme

Le maire, Marcel Dantec, en troisième position sur cette liste, en remet une couche en dénonçant l’affichage excessif de la gauche mais appelle dans le même temps son groupe et les autres listes à revenir au calme. Même s’il estime que les tensions ne sont pas pires qu’en 1983 ! C’est dire… 1995 avait été pas mal non plus, avec seulement 12 voix d’écart entre une droite et une gauche qui, décidément, ont toutes les peines du monde à se voir en peinture.

2 commentaires

2 commentaires

  1. ça a existé dans toute les campagnes électorales, juste pour mémoire je me rappelle les collages d’affiches à Nanterre contre le front nationale dont une partie des colleurs d’affiches étaient des gardes républicains ou des nervis et à l’époque il fallait courrir vite , et la campagne des municipales où Devedjian a emporté les élections et nous avons tous été gazé par ses gros bras, comme quoi la droite ne change pas de méthode !

  2. Bonjour,
    je tombe sur ce blog par "hasard"… je suis le Yohann Nédélec des affiches et je tiens juste à corriger une erreur : Le Relecq-Kerhuon n’est pas un village mais une ville de…près de 12 000 habitants tout de même.

    Sans rancune,

    Amicalement

    Yohann Nédélec